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La prescription en droit pénal suisse : pourquoi certaines affaires s’arrêtent ?

En droit pénal suisse, la prescription joue un rôle central pour déterminer si une infraction peut encore être poursuivie. Elle fixe un délai au-delà duquel les autorités ne peuvent plus engager de poursuites ou exécuter une peine.

La durée de prescription dépend de la gravité de l’infraction : plus l’infraction est grave, plus le délai est long, allant de trois ans pour les contraventions jusqu’à trente ans pour certains crimes graves. Une fois le délai écoulé, la procédure est close, même si les preuves sont accablantes.

Ce mécanisme vise à garantir la sécurité juridique et à éviter que des personnes soient poursuivies indéfiniment. Toutefois, il peut susciter un sentiment d’injustice pour les victimes lorsque des affaires complexes, comme celles de criminalité économique, arrivent à prescription avant leur jugement.

En conclusion, la prescription équilibre le droit à l’oubli et l’intérêt de la société à sanctionner les comportements répréhensibles. Les récentes révisions législatives tendent à prolonger certains délais, notamment pour les infractions financières.

Violences domestiques et droit pénal : protection des victimes en Suisse

Les violences domestiques constituent un problème majeur de société, touchant toutes les catégories sociales. En Suisse, le Code pénal prévoit plusieurs dispositions visant à protéger les victimes et à sanctionner les auteurs de violences physiques, psychologiques ou économiques.

Depuis 2020, les autorités disposent de procédures accélérées pour éloigner immédiatement l’auteur présumé du domicile et assurer la sécurité de la victime. Des mesures de protection comme l’interdiction de contact ou l’interdiction de périmètre peuvent être ordonnées par le juge.

Les victimes peuvent bénéficier de l’aide des centres LAVI (Loi sur l’aide aux victimes d’infractions), qui offrent un accompagnement psychologique, juridique et financier. Les avocats jouent un rôle essentiel pour faire valoir les droits des victimes et obtenir réparation du préjudice subi.

En conclusion, la législation suisse offre un cadre protecteur de plus en plus complet, mais la sensibilisation et la coopération entre police, justice et acteurs sociaux restent cruciales pour lutter efficacement contre ce phénomène.